Un salarié français sur quatre
avoue s'attribuer fréquemment le travail d'un collègue de bureau, selon une enquête de Monster.
Salariés français, méfiez-vous de votre voisin de bureau ! Il ressort d'un sondage mené
par Monster, leader mondial des offres d'emploi en ligne, que 25% d'entre nous s'approprient fréquemment le travail de collègues, contre seulement 9% au niveau mondial. Facteur aggravant : 22%
des Français sont tentés d'y avoir recours, même s'ils ne l'ont jamais fait. Selon ce baromètre, nous sommes tout bonnement les champions du monde du plagiat au bureau, talonnés par les
Luxembourgeois (23%) puis les Hongrois et les Norvégiens (16%). En revanche, seuls 6% des salariés canadiens et britanniques agissent de la sorte.
A l'inverse, un Français sur deux assure s'en être toujours sorti par lui-même dans son
travail. Les plus intègres sont à rechercher en Espagne, en Suisse ou au Canada (respectivement 85%, 77% et 76% de professionnels honnêtes). Ces résultats sont issus de 18 687 votes enregistrés
du 25 mai au 5 juin 2009 sur les sites de Monster.
Source: Fabien Fournier (lefigaro.fr)
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11/09/2009 à 18:21
Vous êtes médecin hospitalier, chargé de tâche transversale, à peine avez vous terminé une présentation genre
power point qu'elle est pillée par un des cadres administratifs ou infirmiers de votre hopital.Eux ont le temps d'organiser des réunions dont le but est de justifier leur existence.
Moralité: se barrer.
11/09/2009 à 16:02
Est-ce rajouter le travail de son collègue sur son CV pour mieux se vendre où voler son travail auprès de son
manager?
03/09/2009 à 13:01
Tout le monde sait de quoi il en retourne avec les "sondages" sur Internet: il n'y a pas d'échantillonnage,
déjà 18'000 réponses c'est bcp trop, aucune représentativité. Il fallait être visiteur de Monster pour y participer, et puis seuls ceux que ça intéresse ont du cliquer...
Ce "sondage" n'a AUCUNE valeur - allez "journaliste"...
lame14
Très révélateur
17/08/2009 à 11:26
d'un certain état d'esprit qui pousse a tirer un maximum les draps vers soi, a profiter du système par tous
les moyens, a contourner les lois et a insulter ceux qui pensent différemment.
Quiconque ayant vécu a l'étranger a pleinement conscience de cette marque très française d'étroitesse d'esprit
qui se conjugue le plus souvent avec une arrogance incroyable, une prétention a connaitre tout mieux que tout le monde. J'ignore quelles sont les racines historiques de cette médiocrité morale
qui caractérise la culture française, ont la retrouve a d'autres périodes avec notamment celle de la collaboration. Il y a en France quelque chose de petit, de jaloux, mesquin, une hypocrisie qui
est assez insupportable.
DUMOUCH R.
Sous-culture marketing.
06/08/2009 à 08:18
Cet état de fait est la conséquence directe des sous-valeurs que l'on nous impose depuis quelques années : se
conformer au moule, surtout ne pas être brillant ou original, jouer les petits jeux de pouvoir et autres médiocrités, lécher les "chefs" et les "DRH". Les vraies compétences ne comptent plus,
seule la conformité permet de réussir. ce modèle rappelle d'ailleurs étrangement celui de la scientologie, où la hiérarchie et l'obéissance remplacent la réflexion et l'initiative
personnelles.
Jusque là, seul le secteur public échappait encore à cette mise au pas généralisée de toute individualité.
mais désormais, on instaure des "DRH" et autres foutaises y compris à l'hôpital ou à l'école, c'est d'ailleurs l'unique but des dernières "réformes". (Cf la volonté de soumettre les chorurgiens à
des directeurs administratifs ignares et abreuvés de "gestion"). Cela se fait évidemment avec les applaudissement des abrutis abreuvés de marketing, de pub' et de com'. de cette rubrique.
Qu'ils se rassurent : il n'est même pas besoin de casser la stabilité de l'emploi pour qu'une minable
concurrence s'installe : alors même qu'ils n'en ont pas besoin pour garder leur emploi, de plus en plus de fonctionnaires jouent à ce jeu de minus. Des pétasses de jeunes profs, sorties
directement de l'IUFM - la secte pédagogiste dont les affinités avec le néolibéralisme sont de plus en plus évidentes - vont se plaindre dans les bureaux du papier chiffonné laissé par leur
collègue d'avant pour essayer de faire la différence sur leur notice annuelle de notation administrative.
C'est donc la société entière qui est pourrie jusqu'au fion par l'ordure publicitaire et la sous-culture à la
sauce "managing" qui a remplacé l'humanisme français. Avec la bénédiction de tous ceux qui vont voir dans mon intervention du "marxisme" alors qu'avec les mêmes idées il y a 20 ans on me taxait
de sale droitier.
La vraie question est là : il y avait avant une droite qui défendait des valeurs (travail bien fait, loyauté,
importance de l'équilibre entre sphère publique et sphère privée, humanisme, transmission des savoirs, entreprise familiale...)
Maintenant, ce qui domine, c'est la droite financière, des arrivistes, des beaufs qui ne parlent que de fric
toute la journée et rêvent de tout privatiser, méprisent les "loosers" comme ils disent en bon franglais et adulent les multinationales et leurs "winners" qui écrasent nos artisans et nos
agriculteurs.
27/07/2009 à 08:22
"Ce sondage est uniquement représentatif des internautes ayant choisi d?y participer" C'est ce que dit très
honnêtement Monster et que ne précise pas suffisamment l'article.
Les réponses traduisent la vision collective et le respect que chaque nationalité a vis-à-vis de son travail
au bureau et de son entreprise. Il suffit de lire les posts pour penser que sur 2000 réponses françaises, il y a plus de la moitié de provocateurs. Faites le même exercice en demandant aux
internautes de tous pays si leur drapeau, leur hymne national, leur président et leurs entreprises méritent d'être respectés, vous verrez les résultats!
Le questionnaire de Monster révèle une certaine mentalité française de râleur, d'envieux et de masochiste
plutôt qu'un comportement au bureau qui serait à peu près le même dans tous les pays si on l'étudiait sérieusement.
23/07/2009 à 08:39
Mais Papi, quand on bosse pour une société américaine en France, cela ne s'applique pas car les règles de
travail américaines sont faites exprès pour éviter ces travers et il est quasi impossible de s'approprier le travail de l'autre dans la plupart des entreprises américaines. On a beau leur mettre
plein de choses sur le dos, l'éthique au travail est bel et bien présente depuis la fameuse affaire Enron. Travaillant pour une multinationale française hors France, je peux vous dire que même
les locaux ont vite appris des expatriés français sur place et font de l'escalade (sur le dos des autres) professionnelle pour se faire leur place au soleil. Quand à JPB, venir mettre cela sur le
dos des immigrés, faut vraiment être français pour tenter une manoeuvre aussi énorme que déplorable. Vous n'avez pas fini de faire la une des classements des pires comportements...
22/07/2009 à 19:19
J?ai une activité de consultant privé et je sais que s?attribuer le résultat du travail des autres, constitue
un des piliers de l?avancement dans les institutions (administrations publiques, institutions privées, grandes entreprises) qui ont des budgets d?étude.
On vous commande une étude, votre interlocuteur la diffuse le moins possible, il en ressort les idées qu?il
peut utiliser, puis paraît ici et là avec le PowerPoint qu?il a réalisé, dans les réunions de direction, puis à l?extérieur de son institution, minimisant les apports de l?étude, maximisant son
rôle personnel. Il fait réaliser d?autres études, dans des domaines voisins, notamment là où il est moins compétent que d?autres collègues, remixe tout cela avec en ligne de mire l?ascenseur qui
lui offrira sa promotion.
Nous savons bien que notre interlocuteur a des collègues qui ne sont pas des ânes. On les a éventuellement
pompés parce qu?ils ne font pas de rétention de l?information. Parfois ils sont excellents, mais ne s?occupent malheureusement pas de leur avancement. Ils font seulement bien leur travail.
Tout l?art est de savoir faire travailler les autres pour progresser soi-même. Quoi de plus « naturel »